Je vous remercie de votre courrier,
En tant qu’élue de Metz et Metz Métropole, depuis que l’on nous propose des subventions aux instituts Confucius, j’ai exprimé la même position qu’au Conseil régional : dénoncer cet outil de l’entrisme chinois, porte-voix d’un régime qui maltraite son peuple. 
Notre mouvement a donc voté contre les subventions et soutiens de la ville de Metz, de sa Métropole et de la région Grand Est. 
Vous souhaitant d’obtenir un écho favorable auprès des décideurs actuels, je vous confirme notre soutien à votre cause. 
Bien cordialement,
Françoise GROLET

Conseillère régionale Élue de Metz et de la Métropole

Comme vous le savez, le Rassemblement National est le premier promoteur de la souveraineté nationale de notre pays et le meilleur défenseur face aux tentatives d’ingérences étrangères visant à instaurer un « soft power » de toute idéologie étrangère sur notre sol.

Nous ne pouvons que déplorer le renoncement d’une grande partie de la classe politique qui gère notre pays depuis trop longtemps et qui a laissé cette situation s’installer en la favorisant même quelques fois à force de subventions publiques et nous le dénonçons régulièrement.

Soyez assurée que mes collègues Fabien Engelmann, Françoise Grolet et moi-même, en qualité de membres de la commission Transfrontalier et Relations Internationales de la région Grand Est, seront particulièrement attentifs aux dossiers de financement qui peuvent nous être proposés sur le sujet des instituts Confucius.

Cordialement,

Olivier Bauchat

Conseiller Régional Rassemblement National 

Alsace Lorraine Champagne-Ardenne

En octobre 2020, le Maire de Clermont-Ferrand a signé « la Charte de solidarité avec les ouïghours » dont l’article 4 stipule « l’arrêt du financement public, par les collectivités locales, des instituts Confucius ».La signature de cette charte a entrainé par conséquent la décision de la ville de Clermont-Ferrand de ne plus attribuer de subvention de fonctionnement à l’Institut Confucius Clermont-Ferrand Auvergne.
Alexandre Gorse – Chargé de Développement International
Direction des Relations Européennes et Internationales – Ville de Clermont-Ferrand

Vidéo Chris Chappel Instituts Confucius : https://www.youtube.com/watch?v=UXqwXndLPV8&t=87s

Le 20 octobre, l’Association Initiative Citoyenne et ETAC France, la Coalition internationale d’experts pour mettre fin au crime de prélever de force des organes sur des prisonniers de conscience en Chine, ont organisé une manifestation devant l’Institut Confucius de l’Université Paris-Cité, dans le 13ème arrondissement de Paris.

Ce rassemblement avait pour but de demander au gouvernement français de fermer tous les Instituts Confucius en France et sur les territoires d’outre-mer français. De nombreux pays dans le monde ont commencé à fermer les Instituts Confucius pour des raisons de sécurité nationale, à la suite de récentes révélations d’atteintes et d’interférences avec la liberté académique et d’espionnage. Le jour de l’événement, le sénateur français André Gattolin, la sinologue française Marie Holzman et plusieurs associations tibétaines, ouïgoures, mongoles et hongkongaises sont venues manifester leur soutien.

Les Instituts Confucius sont sur le territoire français depuis 2004

Depuis 2004, le Parti communiste chinois (PCC) finance la création d’Instituts Confucius dans des établissements d’enseignement supérieur du monde entier. Ces instituts sont placés sous la supervision du Bureau national pour l’enseignement du chinois, langue étrangère (Hanban) du ministère chinois de l’Education. Dans un rapport intitulé Les Opérations d’influence de la Chine : Un moment Machiavélien publié en septembre de l’année dernière, l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (IRSEM), qui fait partie du Ministère des Armées, a détaillé l’utilisation par le PCC des Instituts Confucius pour infiltrer le système éducatif mondial et exporter l’idéologie communiste sous couvert de promouvoir la langue et la culture chinoises.

Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Le lieu de la manifestation du 20 octobre. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)

Le 20 octobre à 10h, deux organisateurs et plusieurs associations venues soutenir l’événement ont déployé des banderoles demandant la fermeture de l’Institut Confucius, devant l’Institut Confucius de l’Université Paris-Cité. Dans son discours, Mme Brigitte Giraud, présidente de l’Association Initiative Citoyenne, a déclaré : « L’Institut Confucius a utilisé la réputation de Confucius à l’étranger pour infiltrer les gouvernements et les universités occidentales, de sorte que les étudiants de l’Institut sont influencés par lui dans leur réflexion et évitent inconsciemment les questions qui préoccupent le Parti communiste chinois, une situation inacceptable pour une société libre en France. Nous avons officiellement demandé à Mme Sylvie Retailleau, ministre française de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de fermer tous les Instituts Confucius en France ! » Mme Giraud a également déclaré que les Instituts Confucius sont non seulement coupables d’actes tels que l’espionnage et l’atteinte à la liberté académique occidentale, mais qu’ils sont également des organisations permettant au Parti communiste chinois de surveiller les Chinois à l’étranger.

Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Mme Brigitte Giraud, présidente de l’Association Initiative citoyenne, prend la parole lors du rassemblement. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)

Une sinologue française exprime clairement son opposition aux Instituts Confucius

Mme Marie Holzman, sinologue française réputée, a clairement exprimé son opposition à l’Institut Confucius lors de cet événement. Elle a dit : « Du point de vue des intérêts des universités françaises, je suis clairement contre les Instituts Confucius car ils sont un outil de propagande du Parti communiste chinois. Nous savons tous que le Parti communiste chinois ne respecte pas, pour l’essentiel, la morale de Confucius, ni ne suit des valeurs telles que l’égalité et la tolérance, toutes valeurs universelles qui ont été bafouées après la prise du pouvoir par le Parti communiste en 1949 ».

Mme Marie Holzman a précisé qu’il existait de nombreux exemples d’universités dotées d’Instituts Confucius ayant des difficultés à mener des recherches sur des sujets qui ne plaisent pas au PCC. « On sent l’influence que le PCC exerce sur le milieu universitaire français. Si un sinologue mentionne la répression du Falun Gong, du Xinjiang ou du Tibet, il ne peut plus obtenir de visa pour la Chine. J’ai moi-même été la voix de certains dissidents chinois célèbres dans les années 1970, qui ont été emprisonnés jusqu’à 15 ans, mais depuis 1995, lorsque le PCC a confirmé mon identité, je n’ai plus reçu de visa. Ce type de comportement constitue une menace pour les sinologues. Donc, aujourd’hui, votre opposition à l’Institut Confucius est très justifiée ! »

Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Mme Marie Holzman, sinologue française, s’exprimant lors du rassemblement. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)

Le sénateur André Gattolin s’est exprimé au cours de cette manifestation

Le sénateur André Gattolin, membre de la République en Marche, a assisté en personne à l’événement pour demander la fermeture de l’Institut Confucius. M. Gattolin est co-fondateur et co-président de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (Inter-Parliamentary Alliance on China, IPAC), une coalition de parlementaires de 25 pays de différentes positions politiques qui coopèrent entre eux pour adopter une approche proactive au niveau national afin de résister à l’influence, l’intervention et l’intrusion du Parti communiste chinois dans leur démocratie et l’état de droit, ainsi que dans leur économie, leur diplomatie et leur armée, influence, intervention et intrusion.

M. Gattolin a été chargé l’année dernière par son parti d’étudier les informations stratégiques sur l‘influence des pays extra-européens dans les universités et les académies françaises. À l’époque, cette mission ne faisait pas spécifiquement référence à la Chine, « car nous voulions mener une enquête plus complète », a-t-il déclaré. « Mais nous avons été surpris de constater que la Russie n’avait que très peu d’influence dans ce domaine et que, si le degré d’influence de la Turquie et de certains pays n’est pas négligeable, 90 à 95 % des cas d’ingérence dans le monde universitaire proviennent exclusivement de la Chine ».

Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Le sénateur français André Gattolin s’exprimant lors du rassemblement de la journée. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)

Commentant la campagne de la journée contre l’Institut Confucius, M. Gattolin a fait savoir : « Je suis très ému et reconnaissant envers l’Association Initiative Citoyenne, car sans action concrète, il est impossible de changer la situation actuelle. Les Instituts Confucius de Paris sont la première étape des moyens d’influence du Parti communiste chinois. Ils prétendent ostensiblement être des lieux de transmission de la langue et de diffusion de la culture, mais on se rend vite compte qu’ils jouent en réalité un rôle bien plus important ».

Pour le sénateur, les Instituts Confucius profitaient de la liberté de l’enseignement supérieur en France. « Nous avons constaté que lorsqu’un Institut Confucius a été ouvert au sein d’une université, de nombreuses choses ne sont pas contrôlables, notamment l’enseignement, les théories diffusées et le recrutement d’enseignants chinois, tous ces aspects étant contrôlés uniquement par la partie chinoise. Nous sommes conscients qu’il s’agit d’une pratique délibérée, comme dans le cas de l’Institut Confucius suspendu à l’Université Paris X, qui avait délibérément interféré avec les contenus d’enseignement liés à l’Asie », a-t-il précisé.

« La liberté académique signifie un enseignement objectif »

Selon M. Gattolin, la difficulté à laquelle la France est confrontée aujourd’hui est le contrôle, mais que la liberté académique doit être promue et respectée dans tous les cas. « La liberté académique signifie un enseignement objectif, bien sûr l’enseignant peut avoir sa propre opinion, mais il doit présenter sa propre opinion en même temps que d’autres opinions différentes, jamais comme l’Institut Confucius qui interdit la liberté d’expression sur les sujets en lien avec les Ouïghours, Hong Kong, le Tibet ou Taïwan, par exemple », a-t-il confirmé.


« Cette pratique met gravement en danger notre liberté ».

M. Gattolin a également cité l’exemple de milliers d’associations en France qui bénéficient aujourd’hui de financements chinois ou qui ont été infiltrées par le Parti communiste chinois. Il a dit avoir remarqué que là où il y avait des Instituts Confucius, de nombreux responsables d’associations ou d’organismes économiques, et même des fonctionnaires locaux, avaient commencé à se « discipliner » pour éviter les sujets qui fâchent le Parti communiste chinois afin de ne pas affecter les relations économiques sino-françaises. « Nous devons savoir quelles valeurs nous défendons, si nous devons défendre la démocratie, l’État de droit, la liberté, la liberté académique, la liberté d’enseignement et le droit de critiquer, ou si nous devons choisir de nous soumettre à des opinions contraires à notre philosophie fondatrice ».

De nombreuses associations étaient aussi présentes ce 20 octobre

L’Association Falun Gong France a également participé à l’événement. Dans son discours, le président Alain Tang de l’association a mentionné que les Instituts Confucius fournissent des fonds, des enseignants, des salaires et des équipements aux universités, et se permettent même de financer des bâtiments d’enseignement entiers pour les établissements ayant des difficultés financières. Ces conditions font qu’il est difficile pour de nombreuses universités de refuser.

Alain Tong a cité la surveillance du Parti communiste chinois sur des Chinois et des pratiquants de Falun Gong vivant à l’étranger, par le biais des ambassades et des Instituts Confucius, ainsi que l’interdiction de la pratique du Falun Gong pour les enseignants des Instituts Confucius. Alain Tong a également décrit la répression brutale du Falun Gong qui a débuté en 1999 et a exposé les crimes commis par le PCC en prélevant des organes sur les pratiquants du Falun Gong pour les transplanter et les vendre.

Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
M. Alain Tong, président de l’Association Falun Gong France, s’exprimant lors du rassemblement. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)
Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Une démonstration de l’utilisation de la torture dans la persécution des pratiquants de Falun Gong par le Parti communiste chinois. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)
Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Des étudiants de l’Université s’informent sur la nature du PCC, lors de l’événement du jour et signent la pétition de la campagne End CCP. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)
Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Des étudiants de l’université signent la pétition de la campagne End CCP. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)

L’événement a rassemblé un certain nombre d’autres associations soutenant la fermeture de l’Institut Confucius, notamment Faluninfo, European Uyghur Institute, France Tibet, Solidarité Chine, Comité pour la Liberté à Hong Kong, AfricaHongKongFrance (AHKF), Association Falun Dafa France, Association de solidarité Mongole, Lumière de Chine et End CCP. Après l’événement, le sénateur Gattolin a posé pour une photo de groupe avec certains des représentants des organisations présentes.

Demande de fermeture des Instituts Confucius en France : des personnalités françaises s’élèvent contre l’infiltration du Parti communiste chinois
Le sénateur André Gattolin, au centre, avec les représentants des différents groupes présents qui ont demandé la fermeture de l’Institut Confucius. (Photo : Jin Meishan / Vision Times)

https://www.ntd.com/france-call-to-close-confucius-institutes_859437.html

En présence de Mr. le Sénateur André Gattolin et de Mme Marie Holzman, sinologue, spécialiste de la Chine contemporaine et de la dissidence chinoise, Nous avons demandé la Fin des Instituts Confucius Cheval de Troie du PCC

Ajouts récents :

Rapport IRSEM : https://drive.google.com/file/d/1zAAMkBcBwpfksa_rnKyNgcJ9_1CiFXQO/view

Rapport de Mr. Le Sénateur Gattolin : influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français et leurs incidences : https://www.senat.fr/rap/r20-873/r20-8731.pdf

Confucius (-551 -479 av. J.-C.), connu sous le patronyme de Kong Qiu (孔丘) et le nom social de Zhongni (仲尼), était originaire de Cuyi, Qufu une province du Shandong, dans le royaume de Lu. Sa maison ancestrale était à Liyi, une province du Henan, dans le royaume de Song.

Confucius : une tombe profanée par les gardes rouges et un symbole utilisé par le Parti communiste chinois
Confucius a reçu les enseignements de Lao Tseu et a conduit ses disciples à travers le monde pendant 14 ans, promouvant l’idée d’un gouvernement bienveillant. (Image : wikimedia / Shih K’ang / Domaine public)

Confucius était avant tout un sage et représentait un modèle sacré du maître

Confucius a reçu les enseignements de Lao Tseu et a conduit ses disciples à travers le monde pendant 14 ans, promouvant l’idée d’un gouvernement bienveillant. Dans ses dernières années, il a révisé les Six Classiques, à savoir : le Classique des documents, les Annales des Printemps et Automnes, les Classique des mutations, le Classique des rites, le Classique de la musique.

Selon la légende, il a eu trois mille disciples, dont soixante-douze étaient des sages. La doctrine et la pensée de Confucius sont concentrées dans les Analectes, souvent connus sous le nom des Entretiens de Confucius. Les Analectes sont une explication complète de l’essence des idées du confucianisme en matière de bienveillance, de droiture, de bienséance, de sagesse et de foi, avec « Ren », ou Bienveillance, comme noyau. En Chine, ils sont devenus un texte précieux et un trésor de gouvernance pour les anciennes dynasties.

Dans l’Antiquité, Confucius était vénéré en tant que « Modèle sacré du maître pour dix mille générations ». Les rituels pour Confucius étaient considérés comme le plus haut niveau des « grands rituels » dans de nombreux royaumes. Le confucianisme de Confucius a exercé une profonde influence sur la Chine ancestrale et le monde oriental. Il figure parmi la première des « dix principales figures culturelles du monde ».

Les 5 000 ans d’histoire de la civilisation chinoise reposent sur l’histoire des dynasties ou des dirigeants. Cependant, sans Confucius, l’histoire des 2 000 dernières années aurait peut-être perdu des principes issus du Taoïsme et une grande partie de la chaleur et de la gloire de l’humanité.

Les gardes rouges communistes ont profané la tombe de Confucius

Après le début de la Révolution culturelle, Kang Sheng, l’un des piliers des purges des révolutions culturelles menées par Mao Zedong, a approché Tan Houlan, un des gardes rouges, responsable de la rébellion à Pékin. Il lui a demandé de se rendre au temple de Confucius à Qufu et de fomenter une rébellion. Kang Sheng a déclaré : « J’y ai pensé pendant trois jours et trois nuits, et j’ai dessiné un plan des lieux ». Kang Sheng a remis son dessin à Tan Houlan et lui a transmis ces mots : « Quand tu arriveras là-bas, casse tout ce que tu dois casser ».

Le 7 novembre 1966, Tan Houlan a dirigé un rassemblement devant le Monument aux héros du peuple, au centre de la place Tiananmen et a juré de démolir la demeure de la famille Kong. Après son arrivée à Qufu, Tan Houlan a mené plus de 200 rebelles à s’associer aux rebelles locaux pour créer le « Poste de liaison de la rébellion révolutionnaire pour la destruction complète de la demeure de la famille Kong ». Il a organisé une assemblée de 10 000 personnes pour détruire le temple confucéen. Du 9 novembre au 7 décembre, ils ont détruit plus de 6 000 reliques culturelles et statues de Confucius. Ils ont également brûlé plus de 2 700 livres anciens, 900 rouleaux de calligraphie et de peinture, et détruit plus de
1 000 tablettes de pierre. Cette destruction a été rapidement signalée au groupe central de la Révolution culturelle.

Le 11 novembre, Chen Boda, alors chef du Groupe central de la Révolution culturelle, a immédiatement donné l’ordre de ne pas brûler « le temple de Confucius, le manoir de Confucius et la forêt de Confucius », mais de « déterrer la tombe de Confucius ».

Confucius : une tombe profanée par les gardes rouges et un symbole utilisé par le Parti communiste chinois
Après le début de la Révolution culturelle, les gardes rouges ont profané, sans hésitation, la tombe de Confucius. Cette profanation a entraîné la destruction de la statue de Confucius et la fouille de sa tombe, avec pour conséquence la perte de l’humanité. (Image : wikimedia / G41rn8 / CC BY-SA 4.0)

Après avoir récité à l’unisson les « citations du président Mao », les gardes rouges ont commencé à creuser la tombe de Confucius, en utilisant des détonateurs et des explosifs, afin d’ouvrir plus rapidement la tombe. Après avoir été déterrés et exposés au public, les ossements de Confucius ont été brûlés. Le célèbre monument « du plus grand Sage » a été brisé en plusieurs morceaux. Certaines tombes des descendants de Confucius ont également été fouillées, et le cercueil de Kong Ling Yi, la 76ème génération de Confucius, a été ouvert et son corps exposé au public.

Le professeur Zhou Yutong, spécialiste des écritures, a été escorté sur le site de la « destruction de la demeure de la famille Kong » et a été contraint de déterrer la tombe de Confucius de ses propres mains. Les dirigeants et cadres locaux de tous niveaux et les érudits qui avaient participé au symposium de Confucius en 1962 ont été escortés pour accompagner la statue de Confucius dans la rue. Ce défilé a été appelé « un enterrement pour le second Confucius ».

Le fait de faire creuser des tombes ancestrales est considéré comme une grande honte. Pour cette raison, Kong Decheng, un petit-fils de la 77ème génération de Confucius, qui s’était installé à Taïwan, a refusé à plusieurs reprises les invitations du Parti communiste chinois (PCC) et a juré de ne jamais retourner à Qufu, pas même pour voir sa sœur Kong Demao, qui était « membre à vie du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois » à Pékin. La tombe du saint ancêtre Confucius a été déterrée, ainsi que celle de ses propres parents, mais en tant que dernier membre de la famille du Yangsheng Gong, Kong Decheng n’a jamais reçu d’excuses solennelles du Parti communiste chinois.

La « critique de Lin et de Confucius » par le Parti communiste chinois

En 1971, l’incident « Lin Biao » a déclenché la campagne de « critique de Lin et de Confucius » du PCC. La raison en est que lors de l’inspection de la résidence de Lin Biao (1907 – 1971), des fragments de citations de classiques confucéens ont été découverts.

En juillet 1973, Mao Zedong a déclaré à Wang Hongwen et à Zhang Chunqiao que Lin Biao, comme le Kuomintang, a « respecté le confucianisme et s’est opposé à la loi ». Selon Mao, le légalisme a historiquement progressé, tandis que le confucianisme a reculé. En fait, Mao Zedong avait depuis longtemps des préjugés contre Confucius.

En juillet 1919, dans le numéro inaugural d’une revue qu’il dirigeait, Mao Zedong a publié quatre courts commentaires exposant le « respect pour Confucius » de Kang Youwei (1858 – 1927) et d’autres : c’étaient ses premières « critiques de Confucius ». En décembre 1966, Mao Zedong a déclaré à un invité étranger que l’une des tâches importantes de la Grande Révolution culturelle prolétarienne était d’éliminer l’influence de Confucius dans tous les domaines. Dans un poème écrit par Mao Zedong à Guo Moruo (1892 – 1978), il a inclus les lignes suivantes : « Le confucianisme a une grande réputation mais est en réalité de l’ivraie ».

Le 7 août 1973, le Quotidien du peuple, un organe de presse du PCC, a publié un article de Yang Rongguo, professeur à l’université Sun Yat-sen : Confucius – un penseur qui s’est obstiné à défendre l’esclavage. Cet article a été approuvé par Mao Zedong.

Le 18 janvier 1974, Mao Zedong a publié le document n° 1 de 1974, du Comité central du Parti communiste chinois, transmettant l’article Lin Biao et la voie de Confucius et Mencius, qui a été sélectionné et édité par Jiang Qing (1914 – 1991). Cette dernière a été surnommée l’impératrice rouge, elle sera la dernière épouse de Mao Zedong. Depuis lors, la campagne de « critique de Lin Biao et de Confucius » a commencé dans tout le pays. Dans ses documents de propagande, le Parti communiste vilipende Confucius pour sa « retenue de soi et la restauration de la bienséance ».

À Hebei, certains Chinois se souviennent de l’époque où le PCC a critiqué Lin Bio et Confucius, quand ils étaient à l’école primaire. Une fois, l’école avait organisé une assemblée pour « critiquer Lin et critiquer Confucius », et dans leur ignorance, certains ont même pris la parole sur scène et récité quelques lignes de dénigrement. Quand ils pensent à cet incident maintenant, peut-être ressentent-ils de la peine pour le sage. Certains se souviennent qu’un artiste local du village avait copié une bande dessinée calomniant Confucius sur tout le mur du carrefour du village. L’image de Confucius dans la peinture était exagérée et dégageait de la laideur.

La critique de Confucius était si absurde qu’elle a donné lieu à de nombreuses blagues. À l’époque, les gens connaissaient très peu Confucius, alors certaines unités ont demandé à des enseignants du secondaire de venir leur parler de Confucius, afin de pouvoir critiquer le « Second Confucius ». C’est ainsi que le sage chinois est devenu un « objet de dénigrement » pour les fanatiques du communisme chinois, pendant les années folles du régime communiste chinois.

Confucius : une tombe profanée par les gardes rouges et un symbole utilisé par le Parti communiste chinois
D’une part, l’Institut Confucius est devenu un gouffre financier que le gouvernement chinois ne peut pas combler, et d’autre part, un distributeur automatique de billets permettant aux fonctionnaires du ministère de l’Education de retirer de l’argent de divers pays à volonté. (Image : Vision Times)

« L’Institut Confucius » communiste jette un voile de honte sur un sage

« Un monsieur au teint hivernal, en costume de Tai Chi Chuan et portant des lunettes, fait lentement et méthodiquement du Tai Chi Chuan. Les jeunes étrangers, derrière lui, lui emboîtent le pas : certains avec le pied droit, d’autres avec la jambe gauche, et d’autres encore avec la langue sortie. …… ». Il s’agit de la séquence d’un enseignement dispensé par un « Institut Confucius » à l’étranger, qui a été diffusée un jour aux actualités.

Le premier Institut Confucius au monde a été officiellement ouvert à Tachkent, en Ouzbékistan, le 15 juin 2004. Selon un responsable du Hanban, le Bureau national pour l’enseignement du chinois langue étrangère, les Instituts Confucius ne proposent pas de cours sur la pensée confucéenne, mais font plutôt la promotion de la langue chinoise dans le monde, au nom de Confucius. De fait, plusieurs Instituts Confucius promeuvent activement la prédication communiste chinoise et diffusent la culture du Parti communiste, y compris en apprenant aux étrangers à chanter des chansons à la gloire du PCC.

Les Instituts Confucius de divers pays ne diffusent pas du tout les enseignements de Confucius, et beaucoup d’entre eux les remplacent par des sophismes sur le PCC. L’exemple le plus évident est celui de l’Institut Confucius de l’Université de Graz en Autriche, où un professeur, lors d’une réunion organisée par l’université, a parlé de sa propre expérience d’étudiant en philosophie à l’Université de Bonn, où Marx a étudié. Il a introduit son rapport par une citation de Marx. Un autre exemple est celui de l’Institut Confucius de l’Université de l’Est en Thaïlande. Cet institut a réuni des étudiants, des enseignants et des volontaires des deux pays pour assister au défilé militaire à l’occasion du 60ème anniversaire de la prise du pouvoir par le Parti communiste, le 1er octobre.

En 2008, le budget de l’Institut Confucius était de 1,6 milliard de dollars. Depuis lors, le budget a augmenté chaque année. Après plus de 20 ans, le projet Hope n’a récolté qu’environ 5 milliards de yuans. Pourquoi les responsables du PCC ne peuvent-ils pas dépenser un peu d’argent pour les fleurs de leur propre pays, alors qu’ils dépensent tant d’argent pour l’éducation à l’étranger ?

Un universitaire hongkongais a estimé que l’acte incohérent consistant à « exporter le soft power » en perdant de l’argent ne fera qu’amener les Chinois d’outre-mer à être soit plus méprisants ou soit plus aliénés.

Selon les initiés du secteur, les soi-disant « Instituts Confucius » sont des « instituts à trois sous » : sans garantie juridique, sans qualifications universitaires et sans enseignants certifiés. En matière de fonctionnement, le dénominateur commun de tous les Instituts Confucius est une perte, une perte énorme. Les raisons de ces pertes sont nombreuses, mais la plus importante est le manque de transparence de leur mode de fonctionnement et de leur situation financière. En conséquence, les Instituts Confucius sont devenus, d’une part, un gouffre financier que le gouvernement chinois ne peut pas combler et, d’autre part, un distributeur automatique de billets permettant aux fonctionnaires du ministère de l’Éducation de retirer arbitrairement des devises de divers pays.

Lors de la « 6ème conférence de l’Institut Confucius » qui s’est déroulée en décembre 2011, les jeunes chanteurs invités à chanter entonnaient pour la plupart des « chansons rouges » à la gloire du Parti communiste chinois. Li Changchun, le ministre de la propagande du Parti communiste chinois, a également décrit l’Institut Confucius comme un élément important de la « grande propagande étrangère » du Parti communiste.

Le fait que l’Institut Confucius parle de Karl Marx, qu’il célèbre l’appropriation du pouvoir par les communistes et qu’il entonne les « chants rouges » du Parti, est la preuve que l’Institut Confucius  ne peut pas porter ce nom. Pour parler franchement, l’Institut Confucius est une institution de formation en demi-teinte qui se présente sous la bannière de Confucius et qui non seulement ne parvient pas à promouvoir la culture chinoise, mais offense également les sages.

Le 3 mars 2017, Au nom de Confucius, un documentaire exposant les rouages des Instituts Confucius du PCC à l’étranger, a été présenté en première mondiale au Festival international du film documentaire de Belleville, en Ontario (Canada). La critique du jury de la compétition sure « Au nom du faux Confucius » se lit comme suit : « Le film révèle des détails choquants, des intentions sinistres et un héros civil, exposant la vérité derrière une entreprise de plusieurs milliards de dollars ».

Confucius : une tombe profanée par les gardes rouges et un symbole utilisé par le Parti communiste chinois
Il n’y a pas de Confucius à « l’Institut Confucius ». (Image : Capture d’écran / Facebook)

Pourquoi peut-on dire que le PCC a un problème avec Confucius ?

Parce que la doctrine de Confucius « la bienveillance, la droiture, la propriété, la sagesse et la foi » est la voie juste sur terre, qui peut permettre : « de cultiver son corps, d’élever sa famille, de gouverner son pays et de pacifier le monde ». De son côté, la philosophie du PCC : le communisme et la lutte, est un sophisme et une hérésie : une doctrine qui ne peut que nuire aux gens, détruire les familles, tromper le pays et perturber la Chine.

En 1949, la culture traditionnelle chinoise représentée par Confucius a rencontré l’hérésie communiste marxiste-léniniste représentée par le Parti communiste chinois. Avec le régime communiste chinois en main, le PCC a voulu établir sa culture de Parti pour unifier le monde : il était donc inévitable qu’il s’attaque à Confucius. C’est la raison fondamentale pour laquelle le PCC et Confucius ne peuvent pas aller de pair.

La culture traditionnelle chinoise est en fait la culture centrale du Taoïsme, du Confucianisme et du Bouddhisme, qui forment ensemble la pierre angulaire de la moralité du peuple chinois. La soi-disant « révolution culturelle » aurait pu être appelée « un renversement complet et total de la vie de la culture traditionnelle chinoise, vieille de 5 000 ans ». Le terme « Grande », dans la Grande Révolution culturelle, se reflète spécifiquement dans sa nature « complète et totale ».

Si une analyse est portée sur la Révolution culturelle aujourd’hui, il est possible de dire que le Parti communiste chinois l’a divisée en deux étapes : la première consistait à détruire le Bouddhisme et le Taoïsme, et la seconde à détruire le Confucianisme. Cependant, il était impossible pour la Chine de devenir un vide culturel après la destruction de sa culture traditionnelle. Le processus de destruction de la culture traditionnelle de la Chine est également le processus d’établissement du statut culturel du PCC. Pour y parvenir, le PCC a concentré ses efforts sur la torture de la Chine pendant dix ans.

Ainsi, pendant les dix années de la Révolution culturelle, alors que le PCC avait à peu près détruit le Bouddhisme et le Taoïsme, des moines aux temples, des classiques aux reliques culturelles, au nom de la « rupture des Quatre Vieilleries », dans la dernière partie de la Révolution culturelle, il a commencé à « critiquer Lin et Confucius ». L’élimination du Bouddhisme et du Taoïsme a eu un effet différent de la critique de Confucius. Avec le premier, le PCC a éradiqué la croyance du peuple dans les dieux et le Bouddhisme, du niveau spirituel au niveau matériel : établissant ainsi la domination athée et matérialiste du PCC. Grâce à cette dernière, le PCC pouvait déraciner « la bienveillance, la droiture, la rectitude, la sagesse et la foi » de l’esprit des gens, permettant ainsi à la philosophie de lutte et de tyrannie dictatoriale du PCC de s’épanouir.

C’est pourquoi le PCC a déployé tant d’efforts pour éliminer Confucius. On peut dire que le déterrement de la tombe de Confucius a été le plus grand « événement » de la « rupture des Quatre Vieilleries » du Parti communiste et même de toute la décennie de la Révolution culturelle. L’idée est venue du plus haut niveau du PCC. Les semaines de planification, l’ampleur de la campagne, le nombre de personnes impliquées, la durée et le nombre de reliques culturelles détruites ont tous établi des records.

Si Dieu veut provoquer la chute d’une organisation, il doit d’abord la rendre folle. Historiquement, lorsque les Mongols Yuan ont détruit la dynastie Song, le temple de Confucius est resté indemne. Lorsque la dynastie mandchoue Qing est entrée dans le pays, le temple est resté indemne. Peu importait qui dirigeait la Chine, Confucius était vénéré. Mais il n’a pas pu échapper à la Révolution culturelle du Parti communiste. Cependant, Confucius n’est pas le seul sage chinois avec lequel le PCC a eu des problèmes…

En 2004, alors que le Parti communiste chinois débordait d’agressivité et que la colère de Dieu était imminente, le PCC s’est enfin souvenu de Confucius. Les « Instituts Confucius » ne sont qu’une des cartes salvatrices jouées par le PCC, avec le « patriotisme », et ainsi de suite…