Hong Kong. Le procès des militant·e·s ayant commémoré la répression de Tiananmen est une tentative cynique d’effacer la mémoire historique

Presse | janvier 29, 2026

Les poursuites dont font l’objet deux militant·e·s de Hong Kong pour avoir commémoré la répression de la place Tiananmen de 1989 constituent une nouvelle intensification de l’utilisation par les autorités des lois relatives à la sécurité nationale pour museler la dissidence, a déclaré Amnesty International le 22 janvier 2026 alors que s’ouvre le procès des militant·e·s.

L’avocate Chow Hang-tung et le syndicaliste Lee Cheuk-yan sont détenus depuis plus de quatre ans dans l’attente de leur procès et encourent encore des années d’emprisonnement pour des accusations liées à la sécurité nationale. Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan étaient membres de la Hong Kong Alliance, aujourd’hui dissoute, qui, pendant plus de 30 ans et jusqu’à son interdiction dans un contexte de répression des droits humains, a organisé la veillée à la bougie de la ville commémorant la répression de la place Tiananmen.

Le 4 juin 1989, sur la place Tiananmen à Pékin et aux alentours, des centaines – voire des milliers – de personnes ont été tuées lorsque l’armée chinoise a ouvert le feu sur des manifestant·e·s.

« Cette affaire n’a rien à voir avec la sécurité nationale : il s’agit de réécrire l’histoire et de sanctionner les personnes qui refusent d’oublier les victimes de la répression de Tiananmen », a déclaré Sarah Brooks, directrice régionale adjointe au sein d’Amnesty International.

« La principale “infraction” de Chow Hang-tung et Lee Cheuk-yan a été de réclamer la vérité et la justice pour les manifestant·e·s abattus par l’armée chinoise et pour les familles endeuillées. Cette affaire cynique intentée contre eux illustre sans équivoque la manière dont le gouvernement de Hong Kong utilise des lois relatives à la sécurité nationale vagues et trop générales comme outils de répression. »

Source : Amnesty International