
Instituts Confucius/TikTok : derrière le soft power et l’influence, une stratégie économique et militaire de la Chine
En attirant sur ses plateformes des créateurs de contenus populaires, Pékin cherche à les utiliser pour diffuser ses récits.
Ces influenceurs reprennent ainsi des narratifs favorables à la Chine sans apparaître comme des relais officiels. Une méthode que le think tank European Council on Foreign Relations décrit comme « borrowing mouths » (« emprunter des bouches »). La Toile n’est pas le seul terrain de jeu de la république populaire.
« La Chine cherche à influencer les pays occidentaux en contrôlant le discours chinois et le cas échéant, en recourant à la coercition », explique une note publiée dans le Revue Défense Nationale. Les instituts Confucius ont été particulièrement efficaces dans ce domaine. Financés par Pékin, ils proposent des cours de chinois gratuits dans les établissements d’enseignement supérieur.
Récemment, la Chine a menacé de retirer ses instituts si l’université bénéficiaire agissait ou prenait des positions contraires aux intérêts de la Chine, comme la reconnaissance de Taïwan. Certains instituts en Europe sont allés plus loin et ont été accusés d’espionnage par les États qui les accueillaient, ce qui a entraîné leur fermeture. Cette évolution vers une politique plus agressive a conduit à la réduction de deux tiers du nombre d’instituts Confucius aux États-Unis.
source : https://www.influencia.net/tiktok-derriere-le-soft-power-et-linfluence-une-strategie-economique-et-militaire-de-la-chine/